USA : Donald Trump for President ?

L’ Homme d’affaires Américain emblématique des années « Golden Boys » dans les années 80 joue actuellement les trublions dans la course à la candidature pour les Présidentielles Américaines. Tourné en dérision par les candidats des écuries officielles, Donald Trump pourrait créer la surprise. Une illustration supplémentaire de l’importance en politique de la notoriété (sans préjuger de l’image) et de l’économie.

Comme dans les jeux TV où les téléspectateurs sont censés voter par sms, pour tel ou tel candidat de télé réalité, celui qui est déjà rodé à l’exercice (« The Apprentice ») n’ aurait aucun mal à s’attirer la sympathie du public. Plus sérieusement, c’est bien le volet économique avec son lot de chômage, de précarité, de concurrence déloyale liée à la mondialisation qui en période de crise, s’ancre au centre des préoccupations des électeurs Américains comme Européens.

Sur ce volet là, qui serait le mieux qualifié ? Un candidat technocrate ou un candidat venu du monde de l’entreprise ?

Pour revenir à la France, il y a bien 3 critères sur lesquels les gouvernements ont bien du mal à agir : le déficit public, la diminution de la pression fiscale sur les foyers aux revenus moyens, et enfin sur la balance du commerce extérieur.

Sur le premier critère, c’est bien le coût de l’état qui est en cause. Réussir le tour de force de diminuer le coût de l’état sans pour autant se désengager de ses fonctions régaliennes, n’est pas chose aisée. Diminuer la pression fiscale (directe ou indirecte) sur le « Français moyen », sorte de « vache à lait » fiscale, permettrait sans aucun doute de redonner des raisons d’espérer pour l’avenir. Sur le dernier critère, lié aux précédents, c’est bien un problème de règles du jeux mondiales, qui n’ autorisent plus aujourd’hui les conditions d’adaptation et de réactivité pour nos entreprises et leurs salariés.

Dans ce contexte tout deviendrait-il possible ? Aux Etats-Unis, comme en Europe ou en France ? Avec Donald Trump comme Président des Etats-Unis, Arnold Schwarzenegger comme Président Européen ou encore Marine Lepen comme Présidente de la France ?

Chacun le sent bien, le monde est arrivé au bout d’un système, un système qu’il est urgent de réinventer ou refonder. Globalement. Toutefois, sur les actions globales elles semblent bien avoir elles aussi leurs limites. Car il est en effet surprenant de constater que les états du monde sont plus prompts à s’unir ou à s’ingérer pour faire la guerre et tuer, à  jouer les fatalistes s’agissant de la catastrophe nucléaire du Japon, plutôt que dans ce dernier cas s’unir ou s’ingérer, afin de mettre tous les moyens nécessaires qui permettraient peut-être d’éviter une catastrophe humanitaire planétaire majeure.

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