Le tourisme à Draguignan

Le développement du tourisme à Draguignan pourrait devenir une réalité, en adoptant un positionnement intelligent. Trop longtemps, la ville s’est « sous-vendue » avec une offre peu lisible, communiquant sur sa situation géographique « entre mer et verdon », donc ni tout à fait au bord de mer, ni tout à fait dans le verdon…

Pourtant, avec une politique volontariste, nul doute que la ville pourrait vendre des atouts qui lui sont propres et devenir une véritable destination plutôt qu’une ville de passage.

Avec une promotion pertinente, développer le tourisme à Draguignan cela suppose de bien connaitre sa ville et ses atouts, cela implique aussi d’avoir l’envie de les partager, avec coeur et fierté.

Une politique peu compatible par exemple avec un office du tourisme fermé entre 12h et 14h en période estivale et tenu parfois par de jeunes saisonniers qui ne peuvent voir dans leur fonction temporaire qu’un job d’été.

Cette politique volontariste, pourrait reposer sur une promotion de la qualité des services et du réceptif, de l’authenticité et des produits locaux. Consommer bio, bon et local devrait pouvoir être possible à Draguignan comme en Dracénie, si ses décideurs décidaient d’être efficaces autrement que dans la communication.

Plusieurs produits touristiques pourraient être articulés autour de la culture, la nature, l’artisanat, le terroir et le sport. Ces produits nécessitant la mise en oeuvre de moyens humains sur le terrain.

Enfin, même si l’on comprend les impératifs d’une diplomatie de clocher,  pourquoi ne pas avoir dénommé la gare des Arcs, la gare « Draguignan – Saint Tropez » ? Cette appellation plus « vendeuse » aurait permis à la Dracénie et particulièrement à Draguignan de retirer sa part d’un gâteau qui pour l’instant prend grand soin d’en éviter son territoire. Cela aurait permis également de peser davantage par rapport à la gare de Saint Raphaël…

En matière de tourisme c’est sûr, il serait possible de faire beaucoup plus et beaucoup mieux si la décision en était prise, tout en assurant la pérennité ou le développement de certaines filières, comme l’agriculture ou les carrières sportives qui seraient autant d’opportunités d’emplois durables pour la jeunesse locale.