Quatuors à cordes à Fayence

Quatuors à cordes en pays de Fayence

Du 11 au 13 septembre 2020 se tiendra le festival « Quatuors en Pays de Fayence ». Evénement majeur de la vie culturelle régionale porté par les neuf communes du pays de Fayence au sein de la communauté de communes.

La programmation réalisée par le violoncelliste Frédéric Audibert alterne hommage à L.V
Beethoven pour le 250ème anniversaire de sa naissance et oeuvres miroir. Le festival sera ouvert au public avec le respect des normes sanitaires en vigueur pour le spectacle vivant.

Les quatuors du festival : Quatuor Voce (France) – Quatuor Schumann (Allemagne) – Quatuor Esme (Corée) – Quatuor Arménien (Arménie) – Quatuor Szymanowski (Pologne). Beaucoup de nouvelles formation cette année : de très grands quatuors confirmés, Szymanowski, Schumann ou en plein essor comme le quatuor Esme dont la fougue en séduira plus d’un ou encore des musiciens confirmés quittant leurs formations initiales pour faire quatuor : le quatuor Arménien. Seul quatuor Voce est un habitué du festival et vient fêter ses quinze ans de concert au sommet avec nous.


Cette trente deuxième édition un peu singulière puisqu’elle sera l’édition de l’année horribilis de la pandémie liée à la Covid-19, rend hommage à Ludwig Van Beethoven dont on commémore le 250ème anniversaire de la mort, tout le confrontant à ses héritiers.

Un programme diversifié qui puise dans le répertoire plébiscité par le public mais qui grapille également des pépites du côté de compositeurs plus confidentiels bien que de grande valeur. On pense par exemple au compositeur polonais Stanisław Moniuszko, dont on a commémoré, en 2019, les 200 ans de la naissance en Pologne, ou encore à Georges Onslow, compositeur français reconnu et très aimé de son vivant mais qui a quasiment disparu des programmations malgré une renaissance dans les années 2000 portée par de grands musiciens comme le violoncelliste Anner Bylsma et son célèbre ensemble l’Archibudelli.

Le violoncelliste Frédéric Audibert n’a pas opté pour une programmation monothématique. Pas d’intégrale Beethoven, mais de petites touches, dont, tout de même, une soirée entière confiée au grand quatuor français Voce qui jouera le trés célèbre quatuor n° 15 que l’ensemble a enregistré. Titulaire de nombreux prix internationaux, les Voce parcourent désormais le monde entier. Quinze ans, c’est encore jeune pour un quatuor, amateur d’aventures musicales, mais c’est aussi une période charnière, celle qui le conduit vers sa pleine maturité, qui lui permet désormais d’aborder avec une qualité exceptionnelle les grands classiques du répertoire, Mozart, Brahms, Beethoven. Une maturité qui lui vaut d’être remarqué par certains commentateurs de la presse spécialisée internationale comme un quatuor comptant parmi les meilleurs ensembles au monde.

En ouverture du festival, on entendra le quatuor Schumann qui se produit pour la première fois au festival. Cette formation est composée de trois frères Mark, Erik et Ken, lesquels ont donné leur propre nom de famille au quatuor, rejoints en 2012 par l’altiste Liisa Randalu. L’occasion était trop belle, et comme attendu, à la demande du directeur artistique ils joueront le quatuor n°3 op.41 de Robert Schumann oeuvre électrisante trop rarement jouée. Les plus grandes salles d’Europe
s’accordent à dire que les Schumann sont à la hauteur de leur patronyme.

Autre découverte et non des moindres, le quatuor Esme avec qui on prend rendez-vous en l’église de Callian, le samedi 12 septembre. Quatre jeune coréennes qui ont fait leurs études musicales en Allemagne où elles résident. Tout feu tout flamme, quatre virtuoses racées, avec un sens du phrasé musical et de la cohésion d’ensemble qui promet un grand avenir à cette formation encore
jeune mais déjà si talenteuse. Le quatuor Esmé jouera le fameux quatuor n°6 en fa Majeur de Félix Mendelssohn-Bartholdy, le non moins fameux quatuor n°19 K465 «Les Dissonances» de Mozart et un petit bijoux de Franck Bridge, Novelleten, H.44.

Le samedi après-midi, le quatuor Arménien jouera à Mons. Ce quatuor est formé de musiciens aguerris à la musique de chambre (Astghik Vardanyan premier violon avait déjà fondé un quatuor éponyme) musiciens expérimentés mais tout jeune quatuor puisqu’il n’a que deux ans. Ils ont fait leurs débuts lors d’un concert dans la salle de l’Accademy of Arts de Gyumri et au Komistas Chamber Music Hall à Yerevan. En France, on les a entendus pour la première fois à la Biennale de quatuors à la Philharmonie. Ils ont choisi un programme très original avec le quatuor d’Edvard Grieg, le seul que ce dernier ait composé, qu’ils ont associé à des compositeurs arméniens de très grande valeur à découvrir absolument.

On retrouvera le dimanche 13 septembre à 11h, le quatuor Voce en compagnie du violoncelliste Frédéric Audibert pour un concert suivi d’un apéritif sur le parvis de la chapelle Dior à Montauroux. Un programme en quintette à deux violoncelles avec Georges Oslow, compositeur méconnu, à nouveau mis en lumière dans les années 2000, mais toujours aussi peu joué ce qui contraste avec le très célèbre Luiggi Boccherini compositeur prolixe, champion du quintette à deux violoncelles puisqu’il en a écrit rien moins que 110.

Enfin, le festival se terminera avec le quatuor polonais Szymanowski dans un programme tout feu tout flamme comme les musiciens de cette formation aiment à les défendre. Formés à Hanovre, les instrumentistes du Quatuor Szymanowski sont, comme leur nom l’indique, Polonais de sang et Polonais de coeur. A leur sujet, le New York time, a écrit «Il est difficile de ne pas tomber amoureux du quatuor Szymanowski”….. » . Il est difficile de ne pas tomber amoureux de ces musiciens et des auteurs qu’ils défendent avec tant de passion».