Prison des nouradons : le commissaire en fait un Max ?

A la lecture du rapport d’ enquête publique relatif à l’implantation d’une prison sur l’ancien terrain militaire des Nouradons, il apparait que ce projet d’emplacement soit bien, celui du Maire de Draguignan d’une part et d’autre part, que l’enquête publique ne soit qu’une formalité administrative, sans véritable souci de prendre en compte les avis « non autorisé » d’éventuels contradicteurs.

En effet, lorsque l’on consulte les réponses faites aux objections des riverains, association ou maire, il semble que la position du commissaire-enquêteur sur ce projet soit sans équivoque.

Pour ce qui est du maire de Draguignan, l’argument imparable réside dans le fait que « le site des Nouradons n’a pas d’intérêt environnemental suffisant pour peser face aux 300 emplois concernés ».

Toutefois, en toute objectivité, plusieurs questions légitimes peuvent se poser :

  1. Pourquoi « l’ancienne » prison de Draguignan a été construite sur une zone inondable ?
  2. Pourquoi la Clinique voisine a pu être reconstruite ? Dans le rapport du commissaire enquêteur l’on peut lire : « comme le PPRI interdit à quiconque la construction, et à fortiori la reconstruction, sur cette zone classée rouge dorénavant, il fallait trouver un nouveau site ».
  3. Que va devenir l’ancienne prison ? Est-elle promise à l’appétit des promoteurs ?
  4. De qui se moque-t’on quand le commissaire enquêteur met en avant le « souci d’économie de l’état » ? Car vue la situation du pays, vues les dépenses somptuaires réalisées ici ou là, vu le gaspillage vérifiable (donc officiel) que l’on peut regretter  de la part de nombreuses collectivités locales, il ne semble pas que l’argument louable qui est de proner des économies pour l’état,  ait été mis en avant jusqu’alors.

Après la CAD et avec ce projet, la position hégémonique de la Ville de Draguignan semble confirmée. Les « petites » communes voisines se voient transformées avec complicité ou ignorance en faire valoir ou vaches à lait. Et si l’assemblée communautaire sortait un peu de son consensus mou ? Cela permettrait de donner des gages au bon peuple, sur l’ utilité de tous ces vices-présidents.

Quand bien même les arguments favorables sur le choix de l’emplacement retenu, du reste, en comparaison avec aucun autre… L’ on peut tout de même souhaiter que les élus, mandataires du « bon peuple » ou les commissaires enquêteurs, chargés d’instruire sans pour autant juger, fassent oeuvre d’un peu plus de respect envers les riverains et plus généralement, envers tous ceux qui à juste titre, réclament un peu plus de transparence dans des projets impactant durablement leur territoire.

Car comme dans la plupart des investissements publics, les charges induites ou coûts supplémentaires directs ou indirects à venir, ne semblent pas avoir été anticipés de manière évidente. Enfin, une fois la nouvelle prison réalisée, rien ne pourra plus dans le temps, empecher la continuité urbanistique entre Draguignan et Lorgues. Cette dernière, risquant de devenir définitivement à l’instar de Flayosc (qui voit ses commerces fermer un après l’autre) le dortoir de Draguignan.

En relation :

  • http://www.opposition-draguignan.com/article-la-prison-de-draguignan-99334182.html
  • http://www.defensedesnouradons.com/
  • http://www.varmatin.com/article/draguignan/prison-polemique-autour-de-sa-fermeture.339078.html

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