La Dracénie se rêverait-elle en Monaco ?

Les fortes pluies de samedi à dimanche dernier ont ravivées les craintes et une certaine forme de mécontentement de la part de ceux qui ont le sentiment que ces fortes pluies ont laissées la place aux écrans de fumée.

Dans certaines communes de la Dracénie, les stigmates des inondations persistent encore, si beaucoup a été fait en un temps record, dans certains endroits où le quotidien des « Dracéniens » se trouve perturbé, ce qui est certes à relativiser avec la souffrance de certains sinistrés, un goût amer demeure malgré tout.

Pour preuve, le récent article paru dans la presse quotidienne régionale : « Inondations : inquiétudes en Dracénie » qui relate l’inquiétude des riverains de la Nartuby que ce soit à Rebouillon, dans la zone commerciale de La Foux, à Trans-en-Provence ou dans certains quartiers et résidences de Draguignan.

Alors dans un climat de crise plus que jamais oppressant où les inégalités sociales ne cessent de se creuser, où la chasse aux pauvres, aux chômeurs ou aux plus faibles  est ouverte; Où l’individualisme s’ exacerbe inexorablement malgré les bons sentiments de façade; Les difficultés persistantes, malgré les chantiers engagés, visant à donner en profondeur  un nouvel élan à l’aire Dracénoise en matière d’ emploi, peuvent rendre certaines annonces de chiffres particulièrement indécentes.

En effet, que penser des récentes annonces relatives à la réfection des stades en plastique de la Dracénie  ? Si les loisirs sont importants, pouvoir se loger dignement, se nourrir, trouver un emploi ou survivre tout simplement, fait partie des priorités d’une probable majorité de « Dracéniens ».

Alors les annonces en millions d’Euros pour telle ou telle réfection de stades ou les dizaines, voire les centaines de milliers d’Euros pour  telle ou telle réalisation somptuaire ne lassent pas de nous interroger, sur fond de discours de rigueur budgétaire, à propos du décalage qui peut être perçu de la part des décideurs locaux avec la réalité subie au quotidien par leurs administrés.