Fête de la musique en Dracénie

Jack Lang emblématique ministre de la culture des années Mitterrand, découvre en 1982, à l’occasion d’une étude sur les pratiques culturelles des français, que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique. Il se prend alors à rêver de faire descendre les gens dans la rue.

Son rêve devient rapidement réalité, puisque le 21 juin 1982, avec Maurice Fleuret et Christian Dupavillon, il invite tous les instrumentistes à s’exprimer dans la rue, entre 20h30 et 21h.

Depuis cette première, il y a eu des suivantes… A partir de 1985, la fête c’est internationalisée et au fil des ans, effet pervers s’il en est,  elle s’est professionnalisée. Si l’on considère que la différence entre amateur et professionnel réside dans la présence d’une rétribution. On peut se risquer à cette Lapalissade, en affirmant qu’ un amateur qui se fait payer pour jouer de la musique, n’est plus vraiment un amateur… Et aujourd’hui, rares sont les villes où l’esprit de liberté, esprit originel de la fête de la musique, peut encore majoritairement s’exprimer.

Si la liberté commence où s’arrête celle des autres, une ville comme Toulouse a eu la bonne idée de fixer un cadre à ce qui est devenu un évènement plus qu’une fête. Notamment pour limiter l’incitation à la consommation d’alcool sur la voie publique. Ou encore en limitant les sonos à 90 décibels.

Les propos de Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire de Toulouse chargé du commerce et de l’espace public, recueillis par le journal « la depêche » font plaisir à lire : « En aucun cas, l’espace public devra être privatisé pour faire la fête comme ce fut le cas l’an passé engendrant parfois des situations ubuesques. Cette manifestation doit retrouver son aspect festif, musical et familial, a rappelé l’élu. C’est une vraie volonté de la mairie ».

Espérons qu’en Dracénie ou dans le haut Var l’esprit originel de la fête de la musique pourra s’exprimer, que les décibels seront contrôlés, que la distribution d’alcool sera maîtrisée et qu’enfin l’espace public ne sera pas privatisé… Utopique ?