La Dracénie : un territoire inégalitaire ?

Entre Trans en Provence commune de la Dracénie ayant le plus haut revenu médian par personne et Claviers,  la différence de revenu médian pour une personne est de 458€. Pour autant et par exemple, les investissements réalisés par la Communauté d’Agglomération Dracénoise compensent-ils les inégalités de Claviers par rapport à Trans en Provence, en plus de celles liées à sa situation géographique ?

Le décor étant planté, afin d’avoir un autre regard sur les communes de notre agglomération et les investissements souvent mal compris qui y sont réalisés, parfois à grands frais,  nous vous proposons de découvrir l’outil réalisé par la Gazette des communes.

La Gazette des communes en partenariat avec l’observatoire des inégalités propose en effet un outil réalisé par Compas dénommé : « le Comparateur des territoires ». Cet outil en ligne permet de visualiser la distribution des revenus à l’échelle de la commune. Et l’indice d’inégalité comparé des communes à l’intérieur de leur département.

L’objectif de cet outil selon Louis Maurin consultant au Compas est entre autres « d’ alimenter le débat sur les inégalités territoriales, débat qui va certainement s’aiguiser à l’approche des élections municipales. On peut imaginer que les candidats chercheront à affiner leur connaissance de la population pour bâtir leur programme ».

Classement du revenu médian par personne en Dracénie

  1. Trans en Provence = 1725€
  2. Flayosc = 1723€
  3. Figanieres = 1636€
  4. Taradeau = 1644€
  5. La Motte = 1626€
  6. Ampus = 1525€
  7. Lorgues = 1518€
  8. Draguignan = 1515€
  9. Les Arcs sur Argens = 1506€
  10. Chateaudouble = 1492€
  11. Callas = 1462€
  12. Vidauban = 1415€
  13. Le Muy = 1373€
  14. Bargemon = 1279€
  15. Montferrat = 1269€
  16. Claviers = 1267€

Explication sur le revenu médian

Le revenu médian est un indicateur à interpréter par rapport à la composition des foyers de la ville. « Une ville qui compte de nombreuses familles vivant avec un seul revenu médian et qui ambitionne de lutter contre les inégalités devra être tout particulièrement attentive, par exemple, aux effets de seuil des tarifs de ses services publics. Les familles modestes sont encore trop souvent otages de tarifs qui ne tiennent pas compte de la réalité de leur revenu ».

Puisque c’est d’actualité, on peut noter le paradoxe de la commune du Muy qui dispose d’un revenu médian parmi les plus bas de la Dracénie et qui ambitionne pourtant de créer un village de marques… de luxe.

Selon les opposants au projet, les villages de marques feraient perdre 3 emplois pour 1 emploi crée (voir par ailleurs le site la Tribune du Muy).