Cheval d'Azur de Fréjus : un salon perfectible

Malgré les efforts certains des exposants et éleveurs, qui n’ ont certainement pas du ménager leurs finances (coût des box) ni leur efforts le Cheval d’Azur de Fréjus peut laisser une 1ère impression contrastée. Des efforts il y en eut incontestablement côté éleveurs, ceux-ci ont en effet assurés le « spectacle » et transmis leur passion pour le Cheval en présentant de très beaux chevaux, ce qui, sans doute permettra à ce salon, de laisser un bilan plutôt positif.

Sur les points d’amélioration, plusieurs pistes. La principale étant la définition du positionnement. Difficile d’être lisible en faisant le grand écart entre l’objectif d’ une manifestation grand public et un financement reposant à priori pour beaucoup sur les exposants professionnels, voire sur le sponsoring. Difficile donc de contenter les intérêts des uns et des autres. La solution aurait été de « qualifier » les visiteurs en choisissant la gratuité, par exemple par une inscription préalable sur internet ou à défaut sur place. L’ autre solution aurait été de fixer un droit d’entrée symbolique qui aurait peut-être permis de rendre plus abordable le tarif d’entrée aux spectacles équestres du soir (à 25€ et 20€ pour les moins de 12 ans). Des Tarifs prohibitifs pour les familles.

La communication. Il semble que les clubs du département n’aient pas été informés en tout cas, que trop tard et peut-être pas suffisamment associés à cette manifestation. Sur place, la signalétique en dehors de celle qui figurait sur les flyers, n’était pas évidente, à la fois au niveau des caroussels pour annoncer le programme des évènements et à la fois dans l’ensemble du salon pour visualiser les différents espaces.

La sonorisation. Mal adaptée aux contraintes acoustiques du lieu que ce soit dans le hangar ou à l’extérieur. Les démonstrateurs étant peu audibles et la musique pénible pour cause de mauvaise qualité sonore.

L’accueil. Fort surprenant, comment déterminer le nombre de visiteurs quand dans un lieu qui pourtant se prête parfaitement à ce genre de manifestation, l’accueil n’y est pas assuré ? Un accueil avec des hôtes ou hôtesses aurait été fort utile, que ce soit pour comptabiliser les visiteurs (offerts ou payants), pour assurer un point de chute, obtenir des informations, s’inscrire à un concours, à des animations, remplir un questionnaire de satisfaction ou encore pour recevoir les propositions des organisateurs ou fournisseurs en dehors du salon…

La restauration. Malheureusement d’une qualité médiocre. Notamment pour le restaurant principal, venu de Limoux (Aude), au service aléatoire et qui bénéficiait d’un emplacement exceptionnel (au coeur du caroussel principal). Pourquoi n’avoir pas fait confiance à un restaurateur ou à un traiteur de Fréjus, voire de Saint Raphaël ? L’absence de ce restaurant aurait pu permettre l’ouverture du caroussel en “U” côté entrée de manière à donner une perspective au visiteur dès son arrivée et assurer une visibilité moins “étriquée” de l’ensemble.

Si le bilan est toutefois positif, car l’idée est évidemment bonne et évidente, le résultat n’était ni à la hauteur de l’ambition affichée ni à la hauteur des moyens mis à disposition. Gageons que des améliorations seront apportées pour la prochaine saison. En attendant, rendez-vous au mois de septembre (du 2 au 4) pour cette valeur sûre en la matière, et en Dracénie ! Les Journées Equestres de Montferrat où le populaire rime avec qualité. A Fréjus, le week-end dernier, l’alliance des deux était moins évidente.