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Présidentielles : la grande manip
Ces dernières 72h l’ appareil Elyséen s’ est semble-t’ il mis en ordre de bataille en donnant le « top-départ » des hostilités. Contre-feu, manipulation des masses, « dire et faire son contraire » et réciproquement, sens de l’annonce ou du « jeter en l’air », autant de méthodes qui seront utilisées pour faire oublier un bilan exceptionnel, tant il est contestable.
Mais la crise, quelle que soit le nom qu’on lui donne, ou encore ce Président-là; ne semblent pas être les véritables causes d’une France à la fois exsangue et à la dérive.
Le « changement pour le changement », suffira-t’ il à sortir la France d’une dérive morale, sociale et financière ? Saura-t’ il transformer ce pays sans but, qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été ?
Parmi les causes que peu de candidats semblent évoquer, car cela ne fait pas recette auprès des « veaux » que nous sommes : les causes structurelles. Le « système ». Ce fameux système que nos représentants rechignent à changer, tant il leur est personnellement profitable.
Fort heureusement il existe des voix dissonantes dans le ronron doux-amer des discours convenus, distillés par tous ceux qui s’engraissent sur le compte du bon citoyen-contribuable ou « vâche à lait », ce qui est le comble pour un veau…
Parmi ces voix, celle d’ Alain Madelin dans Huffington Post : « Ce que l’on attend d’un candidat, ce sont ses propositions pour sortir du chômage et non celles sur la meilleure façon de policer les chômeurs. C’est qu’il sache aussi -et c’est d’autant plus fort pour un président sortant- unir les français et organiser le dialogue social (…) Agiter aujourd’hui cette perspective, parler de référendum, c’est prendre le risque de stigmatiser des chômeurs qui n’en peuvent mais. C’est faire croire que l’Etat pourra rendre obligatoire des emplois qui n’existent pas. C’est méconnaître que le chômage a vite fait de briser des familles et de conduire à des situations de misère et de détresse ».
Ou encore celle de François de Closets dans Atlantico : « Pour débloquer la France, il faudra tordre le coup à l’idéologie et revenir au pragmatisme. C’est ce qu’imposera l’urgence extrême, celle de l’échéance qui arrive ».
2012 sera probablement le dernier virage avant le mur. Y aller en klaxonnant ou tirer le frein à main, c’est à chacun de décider, sans sondage, sans presse ni télé, mais en son âme et conscience. Les isoloirs sont faits pour cela.
- Aller plus loin : discours de présentation du rapport annuel de la cour des comptes

