Contrairement au Koweit avec un excédent budgétaire de 17,5 milliards d’Euros, la France accuse un déficit qu’elle se doit de combler… En partie. Sur le sujet d’ aucuns s’interrogeront sur les choix politiques coûteux opérés çà et là par des gouvernements successifs aux couleurs politiques changeantes. D’autres, regretteront à voix basse voire plus fortement dans les cafés du commerce, les gaspillages ou dépenses somptuaires répondant davantage aux égos surdimensionnés de tel ou tel roitelet local ou encore à telle ou telle de leur manoeuvre clientéliste et électoraliste.

Les Français moyens, sans parler des « petits »,  occupés qu’ils sont à survivre ou à se diviser, ne s’ intéressent peut-être pas suffisamment à ce que font leurs représentants élus et  peut-être par crainte  de demander des comptes,  acceptent sans rechigner les attaques sans fin sur leur pouvoir d’ acheter, ou pour les plus chanceux d’entre eux sur leur capacité d’épargne. Le livret A c’ est 1,75% de rendement* ! Byzance ! Dans cette même logique de chasse aux niches, l’ assurance-vie,  présentée longtemps comme l’ Eldorado de l’ épargnant dynamique par tous les bons assureurs, se trouve désormais dans la ligne de mire du gouvernement.

Celui-ci entend en effet, « jouer sur des modalités techniques pour anticiper de plusieurs années certains prélèvements sociaux ». Dans les faits ce sont les contrats d’assurance vie « multisupports », comportant un compartiment en euros et un autre en actions, qui sont concernés. Désormais, les prélèvements sociaux (12,1%) sur les intérêts générés par la partie en euros de ce produit seront perçus chaque année et non plus au dénouement du contrat comme c’était le cas jusqu’ici.

Si nos gouvernants qui semblent faire ce qu’ils peuvent en fonction d’un héritage structurel et d’une conjoncture mondialisée peu favorables n’ ont pour partie pas failli, en nous donnant des jeux (en lignes) générateurs de nouvelles addictions (aux coûts  sociétaux induits)  sans pour autant générer de nouvelles recettes fiscales, dans ces conditions ils risquent fort de s’exposer aux vélléités exacerbées d’ un « bon peuple » , qui en cette rentrée sociale annoncée comme « chaude »,  n’aura peut être de cesse que de réclamer du pain…

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  • Article publié le : Mardi, 31 août 2010
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